05.09.2009
Marre du bon sens !
À bas les solutions de « bon sens » : « remonter » un déprimé et en faire … un dépressif
Le bon sens porte à opposer son contraire, à un fait pénible et douloureux.
Rien ne paraît plus raisonnable à l’entourage, que de « remonter » une personne déprimée. En lui faisant voir que le soleil brille, qu’il a des amis, que sa famille tient à lui …
Mais la personne déprimée ne s’en sent pas mieux, bien souvent, mais, au contraire, s’enfonce un peu plus dans la tristesse à cause du sentiment d’être incompris, anormal, décalé, non entendu.
Voyant ça, l’entourage redouble d’effort pour valoriser le bon côté des choses. Guidé par la raison, l’entourage ne se rend pas compte, et le patient ne peut pas dire, que cette "aide", au fond, consiste à refuser les sentiments du patient, à les nier, à exiger de lui certains sentiments (joie, optimisme, reconnaissance …) Et à lui en "interdire" d’autres (tristesse, deuil …)
Mais ces sentiments, le patient les ressent, c'est "lui", c'est ce qu'il a des les tripes ! Si on les lui refuse, c'est donc qu'il a tort, qu'il est "mauvais", qu'il est différent.......... c'est désespérant !!
Le patient est alors envahi de sentiments d’échecs, de dévalorisation, de solitude et d’ingratitude envers ceux qui l’aiment tant, et font tout pour l’aider. C’est donc ça la source de la dépression et non la tristesse du début.
*Image illustrant la note : Gros plan sur le tableau "La Descente de croix" de Roger van der Weyden grâce à Google Earth
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